20.6.26

Le donjon de Vez et Villers-Coterets




















J’ai découvert le donjon de Vez et la cité internationale de la langue française à Villers-Coterets. 
Comptez une heure de trajet depuis Paris. Le donjon de Vez a été un coup de cœur. Le donjon construit autour de 1390-1410 est une forteresse médiévale qui fut la capitale des Valois pendant cinq siècles dès 480. Il appartient aujourd’hui au commissaire-priseur Francis Briest, le co-fondateur d’Artcurial. Il est charmant et abrite des œuvres d’art, des sculptures de Germaine Richier et d’Antoine Bourdelle, des verrières de Daniel Burent, des cabanes suspendues dans les arbres de Tadashi Kawamata… Le jardin a été classé Jardin Remarquable. Il a été créé par Pascal Cribier qui s’inspire des formes et styles emblématiques du Moyen-Age, en créant par exemple des quadrilobes végétaux et de pierre, ou des bouquets de gaura (qui rappellent les tapisseries aux mille-fleurs du Moyen-Age). Un bassin, miroir d’eau, a été installé au pied de la Chapelle. Le donjon de Vez est vraiment superbe. 
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J’ai également visité la cité internationale de la langue française à Villers-Coterets. C’est précisément là que le roi François Ier a signé l’ordonnance de Villers-Coterets en 1539 dont les articles 110 et 111 imposent le français dans tous les actes à portée juridique de l’administration et de la justice du royaume. Ce texte de loi est le plus ancien qui soit encore en vigueur en France. 
Le roi François Ier aimait ce château qui borde la forêt de Retz, la plus grande forêt de France à cette période, où il est agréable de chasser. Autre fait marquant de l’histoire, c’est dans ce château et devant le roi Louis XIV que Molière va jouer le Tartuffe ou l’Hypocrite en 1664. 
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Je ne sais pas vous, mais je fais partie des parisiens qui sortent peu de Paris mais dès que je le fais, je suis toujours enchantée de ces escapades…

16.6.26

Le Douanier Rousseau à l’Orangerie









L’exposition dédiée au Douanier Rousseau à l’Orangerie est superbe! On peut y admirer une salle entière de paysages de jungle. Les prêts sont exceptionnels et viennent de la fondation Barnes à Philadelphie, du MOMA ou du MET à New York mais aussi de la fondation Beyeler en Suisse tel le lion, ayant faim, se jette devant l’antilope (tableau devant lequel nous posons). Le Douanier Rousseau était employé à l’octroi de Paris, d’où son surnom qui lui fut donné, le ‘douanier’. Il était un peintre autodidacte qui peignit des paysages (des jungles luxuriantes mais aussi des paradis perdus comme avec la Charmeuse de serpents ou le Rêve), des allégories de la guerre ou des portraits… Le marchand Paul Guillaume dont la superbe collection est conservée au musée de l’Orangerie contribua largement à la célébrité du Douanier Rousseau et vendit par exemple dix-sept tableaux du peintre à Alfred Barnes. 
Cette exposition à l’Orangerie retrace toute la carrière du peintre, son ambition ou son goût pour l’onirisme. Apollinaire écrivit dans Les soirées de Paris en 1914 : "Rousseau est sans aucun doute le plus étrange, le plus audacieux et le plus charmant des peintres de l'exotisme".

Cette sublime exposition est à découvrir à l’Orangerie jusqu’au 20 juillet 2026.
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14.6.26

Journees de l’archeologie








Les journées de l’archéologie ont lieu ce weekend. J’ai pu hier suivre la visite guidée sur les enceintes de Paris (et principalement celle de Charles V construite pendant la guerre de cent ans suite à la capture du roi Jean II Le Bon par les anglais, ou celle de Philippe-Auguste encore bien visible dans le Marais…). Lors de cette visite, j’ai même vu des vestiges d’une tour de la Bastille conservés dans le square Henri-Galli. 
J’ai également visité la crypte archéologique de l’île de la Cité. J’ai vu comment Paris s’était construite et reconstruite sur elle-même. Nous voyons un port antique, un établissement de bains publics gallo-romain, une fortification (la première de Paris, datant du IVeme siècle)…. Dans ce petit lieu, 2000 ans d’histoire sont réunis. J’ai appris que des fouilles étaient encore menées sur le parvis de Notre-Dame et l’hôtel Dieu et que les fouilles dans la cour de Mai du Palais de Justice débuteront à l’automne. J’ai hâte de voir les découvertes.
À la sortie de la crypte, on peut marcher dans la rue Saint-Jacques qui était l’axe nord-sud principal de la ville à l’époque gallo-romaine, le Cardo Maximus.
N’hésitez pas à participer à ces journées de l’archéologie aujourd’hui! Hier, il n’y avait presque personne à la crypte archéologique de l’île de la Cité! Cette crypte ferme à la fin du mois pour faciliter la poursuite des fouilles sur l’île de la Cité. 
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11.6.26

Soirées parisiennes et bon plan Tous au Restaurant








Saisissez-vous du bon plan Tous au Restaurant sur le site The Fork jusqu’au 14/6. Pour un menu acheté, le deuxième est offert dans de nombreux restaurants dans toute la France. Nous nous sommes régalées chez Ober Mamma, le délicieux restaurant italien pour 21€ à deux! 
Et hier, nous étions à l’hôtel Bowmann pour l’inauguration de leur patio. Nous avons adoré le cadre et les tapas qui seront servis tout l’été.
Vive les soirées parisiennes!
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7.6.26

Nuit Blanche Paris 2026

















Hier soir, je suis allée  voir une collègue jouer dans la pièce Le Père d’August Strindberg au théâtre du Nord-Ouest. Les comédiens sont tous très talentueux, les thèmes abordés très forts: remise en cause du lien de paternité par le père, relations de force, folie… J’ai adoré cette pièce. Je vous la recommande vivement. 

Puis, j’ai profité de la Nuit Blanche. La fondation Pinault avait donné carte blanche à l’artiste japonaise Fujiko Nakaya qui a créé une sculpture de brouillard avec de la vapeur d’eau dans la rotonde. J’ai découvert l’incroyable artiste allemand Sigmar Polke, et trois tableaux qui ressemblent à des vitraux de cathédrale. Polke aimait expérimenter avec les matières (ici, des matériaux précieux tels le lapis-lazuli ou la malachite, mais aussi de l’acrylique ou de la résine par exemple). Des effets de transparence et d’opacité, des jeux de couleur peuvent être observés et on voit même les châssis de ses tableaux. C’est un artiste que j’espère découvrir dans une grande rétrospective de son œuvre. 
J’ai vu les clairs obscurs de Victor Man, qui utilise beaucoup le vert pour les visages, qui rappelle le vert de Paris, un pigment qui contenait de l’arsenic et qui servait même à relier les livres au XIXème siècle. 
J’ai aussi aimé la vidéo Fire Woman de Bill Viola, un artiste américain hanté par la question du seuil séparant la vie de la mort. J’ai fini la soirée à l’église Saint-Germain l’Auxerrois pour une installation et de la danse devant le Louvre. 
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