Hier soir, je suis allée voir une collègue jouer dans la pièce Le Père d’August Strindberg au théâtre du Nord-Ouest. Les comédiens sont tous très talentueux, les thèmes abordés très forts: remise en cause du lien de paternité par le père, relations de force, folie… J’ai adoré cette pièce. Je vous la recommande vivement.
Puis, j’ai profité de la Nuit Blanche. La fondation Pinault avait donné carte blanche à l’artiste japonaise Fujiko Nakaya qui a créé une sculpture de brouillard avec de la vapeur d’eau dans la rotonde. J’ai découvert l’incroyable artiste allemand Sigmar Polke, et trois tableaux qui ressemblent à des vitraux de cathédrale. Polke aimait expérimenter avec les matières (ici, des matériaux précieux tels le lapis-lazuli ou la malachite, mais aussi de l’acrylique ou de la résine par exemple). Des effets de transparence et d’opacité, des jeux de couleur peuvent être observés et on voit même les châssis de ses tableaux. C’est un artiste que j’espère découvrir dans une grande rétrospective de son œuvre.
J’ai vu les clairs obscurs de Victor Man, qui utilise beaucoup le vert pour les visages, qui rappelle le vert de Paris, un pigment qui contenait de l’arsenic et qui servait même à relier les livres au XIXème siècle.
J’ai aussi aimé la vidéo Fire Woman de Bill Viola, un artiste américain hanté par la question du seuil séparant la vie de la mort. J’ai fini la soirée à l’église Saint-Germain l’Auxerrois pour une installation et de la danse devant le Louvre.
❤️


















































