31.1.26

Les tapis du Roi Soleil au Grand Palais

 






Je suis allée voir en avant-première les tapis monumentaux du Roi Soleil. Ces tapis tissés entre 1668 et 1688 devaient montrer la gloire, la magnificence et la toute puissance du roi Louis XIV. Ils étaient censés être installés dans la Grande Galerie au Louvre et relier le Louvre et les Tuileries. Le roi avait pour projet avec Colbert d’émerveiller les invités en empruntant ce corridor de 442 mètres qui menait à la salle du trône. Charles Le Brun, le peintre et décorateur du roi dessina les motifs des tapis et des décors de la galerie. Les tapis témoignent du véritable travail d’orfèvre réalisé par les liciers de la manufacture de la Savonnerie et les restaurateurs du patrimoine. 92 tapis devaient être réalisés mais les liciers en produisirent plus d’une centaine car Louis XIV fit des cadeaux diplomatiques. Une fois un tapis offert, il fallait le refaire… Vous verrez un tiers des tapis d’origine exposés pour la première fois tous ensemble! Le roi Louis XIV s’installa à Versailles en 1682 et la galerie des Glaces qui était beaucoup plus petite que la Grande Galerie du Louvre ne pouvait pas héberger ces tapis… Ainsi les tapis furent dispersés et parfois perdus. 

J’étais très impressionnée de voir de tout près le tapis sur lequel a été signé le Traité de Versailles en 1919. J’ai adoré voir ces splendides tapis du 17eme siècle reconnaissables à leur fond noir (parfois altéré suite à l’utilisation d’oxyde de fer à l’époque), aux motifs chargés d’histoire (la gloire de Louis XIV, les armes de France et de Navarre, la fleur de lys des Bourbon, les références à Apollon,  les cornes d’abondance ou les feuilles d’acanthe, symboles de faste, les vertus royales, des allégories…), ou les couleurs typiques du XVIIeme siècle comme le jaune ou le colombin, le chatoiement des couleurs…  

Ces tapis sont un trésor national - c’est extraordinaire de voir ces tapis réunis et le projet de Colbert presque accompli. Ce trésor, très fragile, n’est exposé que pendant 8 jours, soit jusqu’au 8 février dans la nef du Grand Palais.

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27.1.26

Festival Télérama





Nous avons vu le film Sirat dans le cadre du festival Télérama pendant lequel les spectateurs peuvent voir ou revoir les meilleurs films de 2025. J’avais besoin d’un soutien émotionnel (une copine) pour voir Sirat, un film très dur mais choc!

Il fallait que je vous montre mon nouveau sweat Isabel Marant!

Bonne semaine à tous!

❤️
 

24.1.26

George Condo et Otobong Nkonga








J’ai adoré les quatres tapisseries monumentales de l’artiste nigériane Otobong Nkanga au musée d’art moderne à Paris.  J’aime aussi toutes ses œuvres qui mettent en valeur la terre et sa fragilité. J’ai ensuite fait une très belle découverte, avec l’exposition consacrée à George Condo. George Condo est un artiste américain qui a d’abord été employé dans l’atelier de sérigraphie d’Andy Warhol, avant de devenir ami de Jean-Michel Basquiat ou de Keith Haring. Haring ou Warhol achète des œuvres à Condo et aujourd’hui encore, il est l’un des artistes contemporains les plus prisés. Il a fait la couverture d’un album de Kanye West… Il puise son influence dans le pop art, comme Warhol, chez les cubistes (Picasso), mais aussi les peintres baroques (Velasquez)…  Ses peintures sont drôles, burlesques, surprenantes… 
Je vous recommande vivement ces deux belles expositions au Musée d’Art Moderne de Paris! J’ai d’ailleurs tellement hâte de découvrir l’expo Lee Miller qui arrive au printemps!
Bon weekend à tous!
Ps: quelle merveille que ce bouquet Désirée!
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11.1.26

George de La Tour au musée Jacquemart-André












Le musée Jacquemart-André frappe encore fort avec son exposition actuelle dédiée à Georges de La Tour, un peintre lorrain du XVIIème siècle (1593-1652). Ce peintre, très célèbre et estimé à son époque, reçut de nombreuses commandes des nobles de Lorraine et de riches collectionneurs puis de la cour de France. Le roi Louis XIII le nomma peintre ordinaire du roi et lui permit même de s’installer au Palais du Louvre. La Tour quitta pourtant rapidement Paris pour retourner dans sa Lorraine natale. Il peignit des tableaux diurnes et des portraits d’infortunés en début de carrière avant de se tourner vers des saints, des scènes de genre ou des nuits. Il excella dans l’art du clair-obscur, inspiré par le ténébrisme du Caravage mais s’en détacha aussi, intégrant par exemple les sources de lumière dans ses œuvres (une bougie ou une lampe). Il était si apprécié à son époque que les commandes furent nombreuses. Pour honorer ses commandes, La Tour produisit des répliques de ses propres tableaux, modifiant parfois des éléments comme pour son Saint Jérôme Pénitent, dont deux versions sont présentées ici. La Tour tomba dans l’oubli pendant trois siècles avant d’être redécouvert et apprécié de nouveau au début du XXeme siècle. Cette exposition est superbe et mérite d’être vue! 
Elle est prolongée jusqu’au 22 février 2026!
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10.1.26

La Vague d’Hokusai et des polaroids d’Araki au musée Guimet









Le Musée Guimet dévoile actuellement un exemplaire original de l’estampe de la vague d’Hokusai (1830). Le Musée Guimet ne l’a pas exposé depuis cinq ans tant l’œuvre est fragile! Je vous encourage donc à aller découvrir cette œuvre exceptionnelle qui fait partie d’une série de 36 vues du Mont Fuji et qui date de la période Edo. Vous verrez de près le bleu de Prusse, la vague terrifiante faite de griffes, les barques et des hommes qui risquent d’être engloutis… Cette estampe est une merveille!
L’exposition Araki qui ferme lundi est également très belle. Les Polaroïds du photographe japonais Araki (né en 1940) forment un ensemble surprenant, fait de collages, d’associations de photos de femmes dénudées, d’aliments, de fleurs… Nous apprenons par exemple que le bondage sexuel emprunte des techniques au kinbaku, un art martial japonais du XVeme siècle et que ces techniques furent aussi utilisées pour ligoter les prisonniers et ainsi éviter de les blesser. Ne manquez pas ces expositions! 
Je vous souhaite un excellent weekend!
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